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Cette décision fait suite à un litige entre Alitalia et l'une de
ses clientes en 2005. Celle-ci a réservé, pour elle-même, son époux
et sa fille, trois places sur un vol au départ de Vienne et à
destination de Brindisi (Italie), via Rome, auprès d'Alitalia. Après
l’enregistrement, les trois passagers ont été informés, cinq
minutes avant l’heure de départ prévue, que leur vol était annulé
à cause d’une panne de moteur. Ils ont ensuite été transférés
sur un vol d'Austrian Airlines à destination de Rome, où ils sont
arrivés 20 minutes après l’heure de départ de leur correspondance
pour Brindisi. Alitalia a refusé d'indemniser la cliente qui
demandait 250 euros ainsi que 10 euros de frais de téléphone. La
cliente a finalement entamé une procédure judiciaire qui a abouti
sur le bureau de la Cour de justice des Communautés européennes afin
qu’elle interprète la notion de "circonstances
extraordinaires". Dans son arrêt rendu lundi, la Cour affirme
que "résoudre un problème technique provenant d’un défaut
d’entretien d’un appareil doit donc être considéré comme inhérent
à l’exercice normal de l’activité du transporteur aérien. En
conséquence, des problèmes techniques révélés lors de
l’entretien des aéronefs ou en raison du défaut d’un tel
entretien ne constituent pas, en tant que tels, des circonstances
extraordinaires". La Cour ajoute que le "fait qu’un
transporteur aérien ait respecté les règles minimales d’entretien
d’un aéronef ne saurait à lui seul suffire pour établir que ce
transporteur a pris toutes les mesures raisonnables afin de le libérer
de son obligation d’indemnisation".
NB mardi 23 décembre 2008 (23h22)
source : LeQuotidienduTourisme.com
Des dérives à n'en plus finir !
Je ne puis qu'approuver le jugement intervenu devant la Cour
Européenne.
Je parle en tant qu' ancien pilote (privé) et ancien salarié de Sociétés
d'Aviation Européennes.
A l'intérieur de celles-ci, jusqu'ici, j'ai toujours pu
constater une
extrême rigueur professionnelle, une conscience de ce que le moindre
personnel "tenait la vie de l'autre au bout de son
tournevis".
Mais aujourd'hui, la tentation me semble grande, dans un but de
rentabilité cachée sous un prétexte de "prix démocratiques",
d'abaisser la qualité du transport aérien au niveau de celui du
transport maritime, qui nous a valu les marées noires que l'on connaît.
La pression de l'argent est telle qu'on voit parfois certains
manquements dans la maintenance, tels qu'ils peuvent conduire à des
catastrophes.
La Justice dira peut être pourquoi un bout de métal tombé
d'un avion a provoqué le crash du Concorde ???
C'est ainsi que depuis peu, est apparu une "liste noire" des
compagnies qu'il vaut mieux éviter. Pour le moment, rien que des noms
"exotiques", mais qui dira de quoi demain sera-t-il fait ?
En refusant de donner AVANT l'inscription au voyage, le nom précis de
la compagnie charter qui assurera le vol, les Tour-Opérateurs mettent
ainsi un doigt dans
l'engrenage tournant au seul profit financier, à l'image de ces super
tankers naviguant sous pavillon de complaisance et équipage
multinational sous qualifié.
Demain, on dira peut être à votre famille éplorée, comme l'a dit
de manière méprisante un trop célèbre JPS [*], que vous n'en avez
eu que pour votre argent.
Il est grand temps, messieurs les Tour-opérateurs, de réviser votre
politique, même si elle devait conduire à la réduction du nombre de
Pax que vous enverrez au loin, peut être sans retour ?
J'ai dit ...
J.H.
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