| L'histoire de Norbert JACQUET en quelques faits
J'étais pilote de Boeing 747 à Air France. Après
l'accident d'un Airbus A 320 de cette compagnie à Habsheim,
en Alsace, le 26 juin 1988, j'ai créé un syndicat qui a pris
position sur cet accident, remettant en cause la version
officielle (presse).
J'avais 38 ans.
On m'a déclaré fou. J'ai été suspendu de vol.
L'administration m'a retiré ma licence de pilote. J'ai été viré
d'Air France sans indemnités, alors que tous les psychiatres
consultés, même ceux qui m'avaient été imposés, ont constaté
l'absence de troubles. Parmi eux, trois professeurs de renommée
internationale (Brion, Allilaire, Loo). Les attestations sont sans
appel.
J'ai ensuite été victime d'un rare acharnement de la part des
institutions. L'accident d'un autre A 320, toujours en
Alsace, au Mont Sainte-Odile, le 20 janvier 1992, a vu la répétition
du scénario de Habsheim : le mensonge d'Etat... que j'ai également
dénoncé.
[Update mai 2008 : pour cette première période, on
trouve ici
des articles de presse et, surtout, des vidéos d'émissions TV]
J'ai publié un livre
en septembre 1994, qui raconte tout cela. Simple et limpide. Peut-être
un peu trop à rebrousse-poil. Mais tout était authentique. Et
tout reposait sur des documents clairement identifiés, dont
certains étaient reproduits en annexe. Mais ce n'était pas toute
la vérité. Toute la vérité, ç'aurait été trop gros !
Après cette publication j'ai adopté un profil bas, me
contentant de me défendre des agressions à mon encontre (lourde
campagne de discrédit, actions judiciaires... et même une
agression physique). La bonne politique était de subir les
attaques pour mieux démontrer les faits par la suite.
Après la parution du livre, divers événements ont confirmé
le bien-fondé de mes prises de position.
En 1992, bien avant la parution du bouquin, j'avais accusé
dans la presse alsacienne le ministre Mermaz d'être intervenu
personnellement dans les manipulations frauduleuses des
enregistreurs de vol de l'Airbus de Habsheim. Mermaz, à titre
personnel, m'a fait un procès. C'est un autre ministre, Vauzelles,
Garde des Sceaux, qui a saisi le parquet et demandé des
poursuites. Mermaz a perdu en première instance. Il a fait appel.
Dans mon livre je reviens sur le procès en cours en maintenant
mes accusations contre le ministre, et même en les développant
et en les renforçant. L'affaire arrive en appel au moment de la
parution du livre. Et Mermaz capitule. Il se désiste (presse
et arrêt de la Cour d'appel de Colmar). L'Agence
France-presse (AFP) a passé sous silence l'issue du procès
Mermaz et la sortie du bouquin, qui pourtant a fait plier un
ministre. Par la suite, malgré les deux procès engagés contre
ce livre sur plaintes signées de ministres, l'AFP passera
toujours sous silence son existence. Quant à Mermaz, après son désistement,
il a continué à se faire petit. Une vraie carpette (échange
de lettres avec Mermaz).
Et Mermaz ne fut pas le seul. Un autre procès, visant cette
fois mon livre, s'est terminé par une capitulation de
l'administration. J'avais pourtant cité les noms des faussaires
dans le livre, précisant le rôle de chacun. Tout ce beau monde a
fini par s'écraser (presse).
Tout cela malgré les handicaps de la défense dans les procès en
diffamation et malgré ma situation (chômage, pas de moyens
financiers, isolement, absence d'avocat, campagne acharnée de dénigrement...).
Mes dossiers sont vraiment en béton. Simples, limpides et compréhensibles
par tous. Des murs contre lesquels même la France socialiste du
haut se casse la tête !
L'Institut de police scientifique et de criminologie de
Lausanne (IPSC), une institution reconnue internationalement, a
confirmé que j'avais raison depuis le début. Il y a bien eu
trafic de faux enregistreurs de vol (presse).
S'agissant de l'accident de l'Airbus A 320 du Mont
Sainte-Odile, l'évolution du dossier me donnait également
raison. Peu après l'accident, j'avais indiqué (VSD, France 3)
que les enquêteurs mentaient en mettant l'avion hors de cause et
j'ai donné toutes les explications techniques sur les véritables
raisons du crash. J'ai informé des familles de victimes (presse).
J'ai repris ces analyses dans mon livre (chapitre 7 et aussi page
104 et pages 107 à 111). Les expertises ultérieures
ont validé mes analyses (documents
sur l'évolution des expertises - NB :
certaines pièces sont assez récentes mais j'avais déjà, antérieurement,
des informations sur les travaux d'expertise).
On peut aussi ajouter l'histoire des fausses licences de pilote
de ligne. C'est gros. A deux reprises l'administration a remis une
fausse licence à Asseline, aux commandes de l'Airbus accidenté
à Habsheim. Les fac-similés de ces licences ont été publiés,
avec les signatures et les noms des faussaires (presse).
C'est énorme. J'ai transmis cela, avec quelques commentaires, au
juge Guichard, chargé des deux enquêtes sur les deux accidents,
toujours en cours à ce moment, ainsi qu'au parquet de Colmar, au
parquet de Paris et en plus haut lieu. Silence général. Les
faussaires sont bien protégés. Et c'est même moi qu'on
enfermera ensuite pour les protéger !
Malgré ces faits, et d'autres, qui ont confirmé la validité
de mes analyses, j'ai par la suite été victime de méthodes
incroyables.
J'ai été enfermé six mois à la prison de Fresnes, puis deux
mois en unité psychiatrique pour malades difficiles (presse).
Les conditions de vie dans un tel centre psychiatrique relèvent
de la torture (je n'exagère pas ; il est difficile
d'imaginer ce qu'on y endure ; il y avait à l'époque trois
unités en France, cinq cents places au total, on aura compris
l'enfer que cela représente).
J'ai été emprisonné cinq mois en Alsace sous le coup
d'accusations mensongères (presse).
Le parquet a finalement abandonné les poursuites malgré mes
demandes visant à être jugé en appel. Il a capitulé, laissant
volontairement passer le délai de prescription de trois ans (lettres
de relance).
En seize ans, j'ai subi des dizaines d'expertises
psychiatriques. Elles ont toutes constaté l'absence de trouble.
Seule exception, l'expert Bricout, bien connu et souvent dénoncé
pour ses expertises "soviétiques" (selon lui, j'aurais
été paranoïaque incurable, etc.). Certains
experts ont même souligné mon équilibre psychique face aux
agressions subies.
Mais, en dépit de ces expertises, le pouvoir socialiste s'est
acharné. Il a la rancune tenace. J'ai été à nouveau enfermé
chez les fous (presse).
Je me suis évadé et j'ai été activement recherché (courriel
de Maître Lefebvre, avocat à Strasbourg, et communiqué à l'AFP).
En 2003, j'ai subi un nouvel emprisonnement d'un mois à
Fresnes (ordonnance
de mise en détention). Ceci m'a achevé. Je me suis retrouvé
à la rue et je suis clochard depuis début octobre 2003.
Maître Carbon de Sèze, un joli spécimen d'avocat véreux, a
tout fait, alors qu'il était chargé de me défendre, pour briser
définitivement ma vie. Il m'a mené en bateau, me laissant
mijoter durant huit mois dans la déchéance totale, avant de me
mentir grossièrement, achevant le travail de destruction (messages
échangés avec lui).
Le bâtonnier et le conseil de l'ordre des avocats m'opposent
un silence obstiné (mon
dernier message à eux). J'ai demandé au président du
Conseil national des barreaux, au président de la Conférence des
bâtonniers, à la Confédération nationale des avocats, au
Syndicat des avocats de France et à l'Union des jeunes avocats
d'intervenir afin qu'on me réponde en soulignant que la réputation
de la corporation était en cause. Rien n'y a fait.
La conclusion de tout cela est simple : à 54 ans,
couvert de dettes (80 000 euros pour les seuls organismes
publics ou assimilés), mon seul avenir, c'est clochard à vie !
Paris, le 23 août 2004.
Norbert JACQUET
Addenda :
Addenda des 16 juin et 15 et 16 décembre 2005 relatifs aux quatre
derniers paragraphes : regroupement des nouveaux documents et
de la suite de la procédure dans un dossier complet ici.
Addendum du 28 février 2006 : la justice refuse de me répondre
sur ma situation, mais elle multiplie les attaques.
Addendum du 10 novembre 2006 : lettre
d'un créancier (octobre 2006) qui permet de bien mesurer ma
situation. Source et version
intégrale : http://jacno.com/index.htm |