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JUSTICE - 3 mars 2007 

Pas de responsabilité des magistrats dans la loi sur la discipline de la magistrature !

(lire l'article du 3 mars 2007)

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3 mars 2007
Pas de responsabilité des magistrats dans la loi sur la discipline de la magistrature !

ANALYSE DE L'ARTICLE DU MONDE 
Par Chantal COTTET

Le rejet de la loi sur la discipline des magistrats est  formidable pour les justiciables, en cette période électorale.

Pourquoi ? Eh bien tout d'abord parce que cette loi n'apportait rien aux victimes de la justice, pas même la reconnaissance  ! 
(voir l'analyse de l'article du monde ci-après).

Ensuite parce que nous allons pouvoir inviter les politiques à signer La CHARTE JUSTICE en faveur des Justiciables ; ce qui n'aurait pas été possible si ce texte de loi avait été adopté, Tous les candidats nous auraient répondu que le nécessaire avait été fait et venait d'être voté.

Ce qui à l'analyse que nous présentons ci-après (texte encadré)  vous montrera que c'est faux !

Et enfin parce que le rejet de cette loi relance la polémique dans les médias  et que nous pouvons maintenir cette relance médiatique grâce à nos propositions (La CHARTE JUSTICE) et grâce à l'ouverture prochaine à Paris d'un espace destiné aux justiciables et aux associations qui constituera une "vitrine" de notre combat où médias et politiques pourront venir nous rencontrer.

Ce rejet de cette loi est donc bénéfique car c'est, pour tous les justiciables, l'espoir d'être entendus par les candidats à la présidentielle.

Analyse de l'article du monde par C.Cottet
La réforme de la justice amputée de quatre articles !

LEMONDE.FR avec AFP | 02.03.07 | 08h30  .  Mis à jour le 02.03.07 | 08h40

Le Conseil constitutionnel a censuré, jeudi 1er mars, quatre articles du projet de loi sur la responsabilité (responsabilité disciplinaire) des magistrats, premier volet de la réforme de la justice engagée après l'affaire Outreau, au premier rang desquels l'article prévoyant la possibilité de sanctionner (disciplinairement) un magistrat en cas de "violation grave et délibérée d'une règle de procédure".

Déjà accusée de manquer d'ambition par l'opposition et le monde judiciaire, ce projet de loi, voté le 22 février par le Parlement, a été revu par le Conseil à la demande des parlementaires socialistes. Le Conseil constitutionnel a notamment rejeté la création d'une faute disciplinaire des magistrats, prévoyant une sanction (mutation = promotion, mise à la retraite = avec retraite confortable ou interdiction de juger seul = invitation à ne rien faire en échange de son salaire = c'est ce que le Collectif appelle "corruption de nature servile" dans son courrier aux parlementaires du 06/06/2006) en cas de "violation grave et délibérée d'une règle de procédure constituant une garantie essentielle du droit des parties". Et au nom du "principe de la séparation des pouvoirs et de l'indépendance de l'autorité judiciaire", les sages ont refusé "la possibilité pour un justiciable de saisir le médiateur de la République" qui aurait ensuite pu alerter le garde des sceaux afin qu'il sollicite le Conseil supérieur de la magistrature (CSM).

Quel était  l'intérêt pour le justiciable ? Aucun ! Cette loi était même néfaste aux justiciables qui auraient été considérés par les juges comme des délateurs, dûment répertoriés sur une liste noire, et  souffre-douleur des juges.

Cette loi ne reconnaissait pas aux justiciables un statut de victimes de ces violations graves par les juges, ni un droit à indemnisation pour les victimes de ces violations graves . C'étai ni plus ni moins un coup fourré des politiques pour se décharger de leur responsabilité derrière une voie de garage qui n'apportait rien aux victimes.

Un bon point cependant pour les justiciables, c'est que par cette proposition de lois, les politiques reconnaissent de fait l'existence de "violation grave et délibérée d'une règle de procédure constituant une garantie essentielle du droit des parties".

A nous maintenant d'obtenir la modification ci-après de l'article 43 de l'ordonnance n° 58-1270 du 22 décembre 1958 portant loi organique relative au statut de la magistrature.
Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
"CONSTITUE NOTAMMENT UN PREJUDICE POUR LE JUSTICIABLE..,  la violation grave et intentionnelle par un magistrat d'une ou plusieurs règles de procédure constituant des garanties essentielles des droits des parties, commise dans le cadre d'une instance close par une décision de justice devenue définitive."

UNE DÉCISION SALUÉE PAR LES SYNDICATS (comme tout syndicat il ne voit que son intérêt personnel et non celui des justiciables.

L'OPPOSITION (Il ne s'agit que d'une manoeuvre politicienne puisque la gauche ne nous propose pas mieux).
Le Conseil a également écarté deux articles plus techniques. Le premier est relatif aux conditions d'exercice de la fonction de procureur général près d'une cour d'appel, le second à la possibilité, "dans certaines conditions, de nommer de droit les procureurs généraux près des cours d'appel avocats généraux à la Cour de cassation".

Cette décision "montre la difficulté qu'il y a à réformer en ce domaine", a commenté le garde des sceaux, Pascal Clément. "[Les points censurés] ne constituaient qu'une partie de la réforme de la justice", s'est toutefois défendu le ministre, expliquant que celle-ci offre toujours "des réponses immédiates et concrètes aux principaux dysfonctionnements constatés". "J'avais dit au garde des sceaux, dès juin, de surseoir à sa réforme bâclée, il n'a pas voulu m'entendre et on voit le résultat", a commenté le socialiste André Vallini, ancien président de la commission d'Outreau. "Décidément, la fin du règne de la majorité UMP est calamiteuse", a jugé Jack Lang, conseiller spécial de Ségolène Royal, pointant du doigt "l'amateurisme et l'impéritie d'une équipe incompétente".

Les deux principaux syndicats de magistrats ont salué en coeur "une grande victoire du droit". Pour Bruno Thouzellier, président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), "c'est une défaite de l'impréparation technique et politique". "A vouloir réformer dans l'urgence, on réforme mal", a-t-il ajouté. La présidente du Syndicat de la magistrature (SM, gauche), Emmanuelle Perreux, s'est, quant à elle, félicité de voir écarter tout risque "d'organiser un contrôle de la décision juridictionnelle".

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Décidément, cette France semble vraiment impossible à réformer !

Fait de cette façon par le gouvernement Chirac en fin de mandat, cela vous a des effets du style :
"je vous l'avait promis, mais je me fou de savoir si cette loi est de qualité et si elle vous convient". 

Le tout censuré par le Conseil constitutionnel qui ne sait plus comment faire face à la pression des magistrats qui nous vous le rappelons, jugent quand même "au nom du Peuple Français".

Peuple Français qui doit donc avoir le droit de révoquer ces magistrats lorsqu'ils se comportent mal, puisque ce même peuple n'a pas eu la parole lors de leurs élections ou nominations !

C'est pourquoi chez  DENONCIATION.com nous proposons les Jurys citoyens pour les ordres professionnels y compris pour toutes la magistrature et ses auxiliaires sans oublier les notaires et les liquidateurs bien sur.

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