Lettre
ouverte à Jean Jacques
BOURDIN de RMC
Vous revenez tout juste de vacances méritées et en grande forme, voici donc un vaste chantier :
A propos de la justice telle qu'elle est rendue en France.
Cela fait maintenant plusieurs années que je suis à l'écoute de votre émission du matin sur RMC.
A plusieurs reprises, j'ai voulu intervenir pour apporter ma pierre à l'édifice dans différents sujets, mais j'ai manqué de courage.
Courage est le maître mot de ce qui va suivre, si vous pensez en avoir, je vous invite à poursuivre la lecture, sinon faites :
"ERASE " et renvoyez moi un aimable gentil petit mot.
Réfléchissez bien avant de continuer !
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C'est un peu un défi que je lance à l'homme que je pense que vous êtes, un défi de plus.
A bientôt 50 ans, j'ai eu l'occasion d'être plus déçu que satisfait par la nature humaine, mais les quelques satisfactions vécues sont tellement intenses que j'y crois encore, et je ne pense pas me tromper vous concernant.
De quoi s'agit il ? Il s'agit non pas de calomnier, de faire de la délation, mais tout simplement d'informer, l'un des tous premiers rôles d'un journaliste.
A première vue, c'est facile.
Mais informer, l'impensable, le démesuré, cela demande du courage, voire de l'audace.
Ce que je vais vous dire dorénavant, bon nombre de personne vous diront que c'est exagéré, que tout ne va pas si mal.
Or le constat est affligeant, les preuves s'accumulent chaque jour, je les tiens donc à votre disposition à partir de maintenant si vous osez informer, vous verrez vous mêmes affluer les témoignages des victimes de la manière dont est rendue la justice en
France.
La faillite généralisée de la justice Française est patente.
Je connais un nombre impressionnant de témoignages, de forces vives ruinées, de vies détruites, de familles déchirées, à cause d'hommes et de femmes de lois qui refusent d'appliquer la LOI malgré le serment prêté, qui la dénature, la distorde, en toute impunité, et même en toute transparence, ce dans toute la France.
Ceux qui doivent servir la justice, la desserve
pour leur propre compte ou pour remplir les caisses de l'organisation secrète dont ils sont les valets ou pour protéger untel au détriment d'un autre.
Un très grand nombre de Magistrats,
auxiliaires de justice et avocats agissent en bandes organisées avec la complicité d'experts et banquiers pour
spolier les biens d'un individu ciblé.
Ce n'est pas un phénomène isolé, bien au contraire. Les autres, ceux qui savent et se taisent, se rendent coupables de lâcheté du fait de leur renoncement.
J'ai eu l'occasion de faire quelques commentaires à ce sujet dans le cadre de la commission DARROIS (commission chargée par Nicolas SARKOZY de
réfléchir à une nouvelle organisation des professions du droit), expliquant que la structure actuelle de l'organisation des barreaux encourage ces déviances.
En effet, un avocat à la base honnête et intègre ne peut plus défendre valablement ses clients, il doit se soumettre aux ordres du bâtonnier, lui-même aux ordres ou complice de magistrats, ou autres qui lui demandent de trahir ses clients.
Après un blâme, relativement fréquent dans les barreaux, si il ne se soumet pas, l'avocat sera mis en suspension, ou omission voire sera radié.
Vous comprenez que si la Défense ne peut être mise en oeuvre et a fortiori si elle est manoeuvrée, c'est du pain béni pour les "spoliateurs".
Il faut supprimer le titre de bâtonnier qui en fait concentre les
pouvoirs.
Pour cette raison, il existe peu de cas d'avocats qui entrent en résistance, car cela suppose un sens de la justice très affirmé, de l'intégrité, de l'obstination, de la compétence et du courage.
Peu d'hommes ou de femmes possèdent ces qualités réunies.
Pourtant, j'ai eu l'occasion d'assister en date du 13/10/2008 à une séance en audience publique à BOBIGNY au barreau du 93 pour une seconde tentative de mise en omission de
Maître François DANGLEHANT qui vit une véritable chasse à l'homme car il refuse d'abandonner ses clients.
Le comble est que ses pairs prétendent le mettre en omission car il présenterait une menace pour ses propres clients.
On mesure ainsi toute la perversité du système.
Cet avocat s'est retrouvé face à 12 de ses pairs, une parodie de justice.
Maître François DANGLEHANT a démontré, articles de lois à l'appui que la séance se tenait en complète illégalité. Le public parmi lequel se trouvaient certains de ses clients, une journaliste, une courageuse avocate venue aider
Maître François DANGLEHANT, une proche de la commission DARROIS, et des anonymes, a pu entendre en guise de réponse du président de la séance, une phrase qui a glacé toute
l'audience :
"NOUS NE SOMMES PAS LA POUR FAIRE DU DROIT".
Après quelques secondes de pur effroi, le public a applaudi ce qui résonne encore comme un aveu d'incompétence et de perversion, comprenant qu'en un éclair, ils étaient déjà tous passés de l'état de potentiels justiciables à celui de potentiels victimes !
Le sort de cet avocat est comme une clé de voûte, si il conserve sa robe, alors l'avènement d'une juste justice est possible, car d'autres avocats à leur tour refuseront d'obéir aux ordres des manipulateurs, sinon il faut craindre le chaos et la révolte.
Il faut soutenir cet avocat.
Ceux qui désirent, le respect de la justice, l'application du droit et le respect des procédures doivent se faire connaître.
Ne rien faire, c'est accepter, pire, entrer en connivence.
Il faut participer à ce redressement chacun comme il pourra avec les outils dont il dispose dans le stricte respect du cadre démocratique (oui, je sais, une démocratie suppose bien des faiblesses, mais ce n'est pas perdu d'avance).
En ferez vous partie M BOURDIN ? le peuple est demandeur.
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Philippe SAMSON |
le 20 octobre 2008 |
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