JUSTICE - 28 janvier 2007
La défense criminelle et correctionnelle comporte
un vide juridique bien trop important en France
(lire l'article du
28 janvier 2007)
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28 janvier 2007
La défense criminelle et correctionnelle comporte
un vide juridique bien trop important en France
Nous nous devons de vous faire découvrir ci-dessous un message
dont la publication ici a été autorisée par son auteur
Charles DMYTRUS et ceci grâce à la signalisation de
Jacques HENRION au sujet de cette énorme lacune de la justice Française.
A travers ce texte, vous constaterez encore une fois que nous ne
sommes vraiment pas dans un État de droit, loin s'en faut !
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UN
VIDE JURIDIQUE POUR VOUS MUSELER ! |
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ou
comment vous interdire de vous défendre correctement |
Lors de la réforme de la procédure pénale Mme
LAURENCE-MARTY avait rendue un rapport qui mettait en évidence
la problématique de la défense en matière criminelle
ou correctionnelle, préconisant de faire appel à un
enquêteur privé lors de l'instruction afin d'apporter des preuves à décharge pour un mis en cause
ou à charge pour la partie civile.
La récente commission OUTREAU a étudié le même
principe, mais aucune proposition allant dans ce sens
n'a été retenue.
Ce qui fait que dans ce pays il n'est pas possible
d'assurer sa défense lorsqu'on est mis en cause en matière
pénale, il faut attendre soit le délai de 20 jours
prescrit par l'article 175 du CPP, à l'issue de l'instruction, soit attendre le
jugement pour pouvoir avoir accès au dossier et
interroger les témoins.
L'avocat du mis en cause ne peut pas remettre de copie
du dossier à son client durant l'instruction, sauf éventuellement
pour les expertises. Il n'est pratiquement pas possible,
voire très difficile d'effectuer des investigations
privées au cours de l'instruction sous peine d'être
mis en examen pour entrave à la bonne marche de la
justice, subornation de témoin, etc.
Quel est alors le recours du mis en cause ?
Attendre bien sagement en prison, ou chez lui si le juge
des libertés et de la détention a accepté de le
laisser libre, que son affaire soit jugée.
Le délai minimum entre la mise en examen et le jugement
n'est jamais inférieur à 1 an, sauf en cas de
comparution immédiate ou de plaider coupable. La durée
moyenne est plutôt de 18 à 38 mois, et plus dans
certains tribunaux assez encombrés.
Si l'on tient compte de la déperdition des preuves et
de la faillibilité de la mémoire des témoins au bout
de tout ce temps, il y a peu de chance de voir son
affaire rejugée afin d'obtenir une relaxe.
Pire, les magistrats et les enquêteurs sont surtout
formés pour instruire à charge, alors que le magistrat
instructeur est sensé le faire à charge et à décharge.
Trop d'erreurs judiciaires ne sont jamais réparées.
Trop d'affaires auraient pu être résolues si la procédure
pénale l'avaient permis, soit par un regroupement de
l'instruction, comme dans l'affaire des disparus de MOURMELONT, soit par l'intervention d'un enquêteur privé
avant la fin de l'instruction.
Notre justice n'est pas infaillible et il faut
absolument donner la possibilité à un citoyen mis en
cause arbitrairement ou accusé à tort de pouvoir se défendre
efficacement. Personne n'est à l'abri d'un faux témoignage
qui peut amener en prison le plus honnête des citoyens.
Personne n'est à l'abri d'une erreur judiciaire ou
d'une instruction bâclée.
Quand on sait que le délai de conservation des listings
téléphoniques n'est que d'un an, comment pouvez-vous
requérir, par le biais d'un avocat, une levée de doute
afin d'apporter une preuve à décharge ou à charge.
Si la profession et les justiciables pouvaient s'unir
avec les médias afin qu'une réforme légitime puisse
enfin accorder le droit à une véritable défense d'un
mis en cause durant l'instruction, notre système
deviendrait plus juste et moins arbitraire. Dans la
patrie des droits de l'homme, rappelons simplement qu'au
début du siècle dernier il existait encore des bagnes
d'où on ne sortait que rarement et où les droits de
l'homme n'existaient plus.
Chaque individu à le droit de se défendre,
l'inquisition n'a plus cours et il serait temps que tout
le monde en prenne conscience afin que notre profession
y trouve son utilité. Car, même s'il ne s'agit pas que
de mission au pénal, il suffit de voir les restrictions
imposées même au civil qui empêchent de mener à bien
la défense légitime d'une partie requérante.
Comme le disait notre ami Serge KAUDER, l'état ne veut
pas de police parallèle en France, et si nous n'y
prenons pas garde, nous risquons un jour de sombrer vers
le totalitarisme. Mais bon il y a encore des
professionnels motivés qui peuvent se mobiliser afin de
faire valoir leur utilité.
Charles DMYTRUS
(auteur du Livre "L'ENQUETE SACREE"
voir bibliographie colonne de droite)
Directeur du Cabinet Blanc à Marseille
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Vous trouverez ci-dessous les témoignages concernant cette anomalie de la justice française :
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Témoignage de défense -
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...
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Dans un autre article de cette rubrique "JUSTICE" nous
vous disions que la commission OUTREAU avait accouché d'une crotte
de souris et le message ci-dessus nous confirme bien cela. Mais quand donc tous ces politiques vont-ils vraiment se mettre
au travail pour faire évoluer cette justice complètement
défaillante et archaïque qui juge toujours au nom du Peuple Français ? Vous ne pensez pas que
le Peuple Français va bientôt commencer à
en avoir vraiment marre que l'on puisse faire des choses aussi
terribles en son nom ?
Sans oublier qu'il va vraiment falloir prendre la décision de responsabiliser toute
ce petit monde, du Magistrat le
plus élevé, jusqu'au mandataire liquidateur, en passant par les
notaires et autres auxiliaires de la justice, car enfin, pourquoi
ces gens ne seraient-ils pas responsable de leurs bavures ?
D'ailleurs, nous proposons des "jurys
de citoyens" pour faire ce travail à la place des ordres
ou chambres professionnelles qui sont bien trop partisanes et ne
représentent absolument aucun contre-pouvoir pourtant bien
nécessaire dans ces activités pas toujours transparentes.
Comme par exemple cette possibilité qui existe en Italie et en
Angleterre mais pas en France, où les professionnels du droit sont
obligés de déclarer leur appartenance à une obédience.
Sachant que certains serments de ces organisations secrètes
outrepassent largement le serment de magistrat ou le serment
d'avocat par exemple, ce qui laisse le champ libre à des abus au
profit des membres de ces obédiences comme on le voit de plus en
plus en ce moment dans certaines décisions.
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[http://www.have-it.com/denonciation/pages/justice/_liens_justice.htm]
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