| COMPTE RENDU DE L' AUDIENCE DU 22 SEPTEMBRE 2008
Maître François DANGLEHANT a comparu devant 24 Avocats sous la Présidence du Bâtonnier de
CRÉTEIL, Marie-Dominique
BEDOU-CABAU.
En début d'audience, Maître François DANGLEHANT a demandé que soit affiché le " Rôle de l'audience " avec le nom des 24 Avocats
siégeants.
Le bâtonnier Marie-Dominique BEDOU-CABAU a refusé de produire le " Rôle de l'audience " et a refusé également de produire le "
règlement intérieur " du Conseil de discipline.
Maître François DANGLEHANT a alors déposé un acte de récusation à l'encontre du bâtonnier
Marie-Dominique BEDOU-CABAU qui a refusé de l'enregistrer, refusé de se déporter et de sortir de la salle d'audience (Article 346 du Code de procédure civile).
Non seulement le bâtonnier Marie-Dominique BEDOU-CABAU a refusé d'enregistrer l'acte de récusation (20 pages), mais encore l'ensemble des 24 Avocats présents ont alors invectivé Maître François DANGLEHANT :
- Sortez de la salle immédiatement ;
- On vous sortira de la salle d'audience par la force publique ;
- On vous jugera en votre absence et par défaut.
Bref, Maître François DANGLEHANT s'est trouvé confronté à une Assemblée en état
d'insurrection, une sorte de Comité de Salut Public composée d'Avocats vociférants et hurlants dans le plus grand désordre !
C'est dans ces circonstances que la Police Nationale est intervenue pour rétablir les droits de la défense.
Compte tenu de ces très graves incidents, Maître François DANGLEHANT a été obligé de récuser
l'ensemble des 24 Avocats composant le Conseil de discipline.
Les 24 Avocats ont donc fini par accepter d'appliquer la loi. Ils ont prononcé le sursis à
statuer sur le fond du litige.
L'affaire sera donc portée devant la Cour de cassation pour jugement de la requête en récusation.
Ces sinistres événements se sont produits à la Maison du Barreau de PARIS, 2/4 rue du Harlay 75001 PARIS.
De l'avis du directeur de la sécurité, c'est la première fois depuis 20 ans que la Police nationale est obligée
d'intervenir, matraque à la main dans la salle d'audience, pour rétablir le calme et empêcher l'expulsion de Maître François DANGLEHANT. |