Bien
cher Maître,
Nous vous remercions sincèrement de votre intervention, la première
en la matière. Mais nous souhaitons vivement que d’autres
Professionnels prennent le temps d’apporter la contradiction à nos
propos.
Ceux-ci ne résultent que de témoignages qui nous ont été
communiqués par des personnes qui ont eu réellement maille à partir
avec certains représentants de votre Profession, sur laquelle nous ne
voulons généralement porter aucun ombrage quant à son honorabilité et
au respect qu’on lui doit.
Tout ce qui arrive nous semble toutefois relever d’un manque flagrant
d’information du justiciable "lambda". Malheureusement, tous
les commentaires qui nous sont parvenus après lecture de notre texte,
qui, dans sa forme actuelle, peut être qualifiable de pamphlet, nous
confirme dans la justesse de nos propos : Quantité de ceux qui l’ont
lu se sont fort bien retrouvés dans les diverses situations décrites et
décriées.
Il n’est pas suffisant de clamer, comme vous le faites, que la
majorité des avocats sont des professionnels compétents, intègres et
dévoués. Ce ne serait, tous comptes faits, que bien normal. C’est l’incompétence
éventuelle, l’intégrité sujette à caution et l’absence de
considération du Client qui ne peuvent être acceptés.
Tous les jours, nous nous battons sur notre site, afin que la Vérité
et le Droit soit rétablis, et pas seulement pour (ou à l’encontre d’une)
seule profession. Certains hommes bien connus dans le paysage audiovisuel
s’en sont d’ailleurs fait un véritable fond de commerce, l’audimat
en fait la preuve quotidienne. C’est dire la dimension de l’immensité
des problèmes auxquels quelques courageux, dont nous nous honorons de
faire partie, se sont attaqués.
Sur le strict plan de votre profession, et au titre d’auxiliaire de
justice que vous revendiquez justement, nous pensons que les avocats
devraient être un peu plus des " Conseils " que des
" directeurs de conscience ", ou encore des Maîtres
(du jeu), pardonnez-nous ce très mauvais jeu de mots. Qu’ils acceptent
enfin de reconnaître leur Client comme leur " donneur d’ordre ",
celui qui est à leur service, ce qui ne serait que raison ! Ne
sont-ils pas ceux qui paient ?
- Que pensez-vous par exemple, de ces avocats qui refusent
systématiquement, par principe, de plaider dans le cadre de l’aide
juridictionnelle ?
- Que pensez-vous de ces interminables délais bien organisés par les
Avocats (et souvent avalisés par la Cour), pour de futiles prétextes
dont ils ne se justifient même pas (Le classique : l’avocat de
la partie adverse est retenu par une plaidoirie en province …) ?
- Que pensez-vous de l’obligation qui serait faite aux avocats d’afficher
leurs tarifs et conditions générales A L’EXTERIEUR du
cabinet, rendant ainsi possible la comparaison entre les différents
prestataires, sans devoir payer une consultation rien que pour pouvoir
être informé à ce sujet ?
- Que pensez-vous encore de l’obligation qui serait faite de la
publication par tous les barreaux du code de déontologie des
avocats ?
- Que pensez-vous de l’obligation qui serait faite aux avocats de
répondre à tout courrier sous deux semaines, ou du moins de donner
à son client un accusé de réception indiquant la date à laquelle
une réponse serait faite sur le fond ?
...
Voici, cher Maître, cinq questions auxquelles il est facile de
répondre. Et lorsque nous prendrons connaissance de vos réponses, il
nous sera facile de vous faire éventuellement figurer sur la liste des
avocats recommandables que nous publions. Parce que, en saine justice, si
nous dénonçons les abus de toutes sortes qui nous sont rapportés, il
nous apparaît aussi que notre devoir se continue en clamant haut et fort
le nom de ceux qui sont dignes de recevoir la confiance de nos lecteurs.
Publicité gratuite !
J.H.