Tous les médias reprennent en coeur la même chanson, on finirait par le croire nous-même. Je n'entend personne rappeler ce fait. Est-ce juste de l'amnésie? Ou bien on veut signifier que lorsque Israël bombarde, ça ne compte pas ?
Ou alors, 5 novembre, c'était juste histoire de fêter l'élection
présidentielle US?
"Proche-Orient: la trêve entre Israël et le
Hamas risque d'être compromise"
GAZA, 5 novembre - RIA Novosti. Le Hamas au
pouvoir dans la bande de Gaza tiendra des consultations avec les
autres organisations et groupes palestiniens pour décider de
l'utilité du maintien de la trêve avec Israël, a fait savoir
mercredi à RIA Novosti le porte-parole du mouvement islamiste,
Fawzi Barhoum.
Une trêve entre Israël et le Hamas, négociée par le biais de
l'Egypte, est entrée en vigueur le 19 juin dernier. Elle prévoit
une levée progressive du blocus imposé par Israël au
territoire de Gaza depuis que le mouvement islamiste y a pris le
pouvoir en juin 2007 à la faveur d'un coup de force. Les
Palestiniens doivent de leur coté cesser les tirs de roquettes
et d'obus de mortiers sur le sud d'Israël.
Cette trêve observée depuis plus de quatre mois s'est retrouvée
mercredi menacée de rupture à la suite d'une opération
nocturne des troupes israéliennes dans la bande de Gaza et
d'une riposte palestinienne, soit de tirs de roquettes et d'obus
de mortiers sur le sud d'Israël. La trêve a été jusqu'ici
observée par les deux parties au conflit. Elle expire en décembre
prochain, et les autorités de l'enclave palestinienne ont plus
d'une fois exprimé leur intérêt pour la prorogation de ce
cessez-le-feu qui a permis d'arrêter les tirs de roquettes
massifs contre le territoire d'Israël et les frappes israéliennes
contre la bande de Gaza.
La nuit dernière, pour la première fois depuis
l'instauration de la trêve, l'armée israélienne est entrée
dans la bande de Gaza pour détruire un tunnel, destiné, selon
les militaires, à enlever des soldats israéliens. Un activiste
palestinien a été tué dans l'échange de tirs qui a suivi, et
cinq autres sont morts, victimes de deux frappes aériennes.
Côté israélien, quatre soldats ont été blessés plus ou
moins gravement.
Au matin, l'opération qui était, selon les Israéliens,
ponctuelle et avait pour objectif de "supprimer une menace
immédiate", a pris fin. L'armée a dit "n'avoir
aucune intention de rompre la trêve".
En réponse, les commandos palestiniens ont tiré plus d'une
quarantaine de roquettes sur le sud d'Israël, y compris sur la
ville d'Ashkelon qui abrite 120.000 habitants. Ce pilonnage, le
plus massif depuis l'instauration de la trêve, n'a fait ni
victimes ni dégâts.
"Ce qui se produit à présent est une violation
flagrante du cessez-le-feu. Les occupants ont planifié d'avance
cette agression, sachant que l'attention du monde entier serait
attirée par l'élection présidentielle aux Etats-Unis", a
indiqué M. Barhoum.
"Les Brigades Ezzedine al-Qassam - l'aile armée du Hamas -
ripostent à l'agression de l'ennemi sioniste qui ne veut pas
que l'accalmie se poursuive. Il est de notre droit de répondre
à tous ses crimes, en défendant ainsi notre peuple", a
poursuivi l'interlocuteur de l'agence.