FRANCE - WHISTLEBOWING / ALERTE
Le whistleblowing arrive en France (ou plutôt le
ratting)
(lire l'article du
21 août 2005)
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30 octobre 2005 - DERNIÈRE
NOUVELLE :
Le Whistleblowing arrive en France (ou plutôt le ratting)
Nous tenons à ajouter une information très importante que
nous considérerons comme le "pompon" dans cette
affaire de whistleblowing à la française..
Et c'est au Députés et aux Sénateurs de faire quelque chose
immédiatement pour que cela change. Et ce, sans chercher à
protéger la caste de leurs copains patrons et autres
entrepreneurs: |
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Les prud'hommes ne veulent rien entendre dans le cas d'une dénonciation
même si elle est reconnue et déjà condamnée par un Tribunal
correctionnel.
Le code du travail ne prévoit pas la protection du salarié qui
dénonce une fraude commise par son entreprise. Quel que soit le
domaine finances, sécurité publique, santé publique, etc. et
quel que soit le danger.
Le «devoir de confidentialité», le «lien de
subordination» invoqués par l'employeur justifient le
licenciement et c'est ce qui est appliqué systématiquement.
Un conseil, ne dénoncez jamais au sein de votre entreprise, mais
uniquement à l'extérieur et à condition d'être protégé ou sous
le couvert de la protection des témoins et de la non transmission
des sources comme chez DENONCIATION.com.
Au boulot messieurs les Députés et Sénateurs, cela ne peut
plus durer. Car ce que cherchent les sociétés qui veulent
promouvoir la délation interne concerne uniquement la délation
entre collègue mais certainement pas celle des dirigeants et autres
décideurs, alors que c'est justement le but du whistleblowing.
Car vous le savez bien les grosses affaires de ces dernières années
(Enron, Parmala, Le Crédit Lyonnais, les HLM, Executive Life, MGM,
Adidas, Elf, et tant d'autres) auraient pu être arrêté avant
l'heure si l'on avait autorisé légalement la dénonciation civique
des dirigeants et autres décideurs et non pas seulement la délation
du collègue pour quelques euros. Et ne nous dites surtout pas
"qui vole un oeuf vole un bœuf" car en ce moment ce
serait plutôt le contraire :
Ceux qui volent les troupeaux de bœufs (c'est une image, cela
pourrait être des troupeaux de barils de pétrole Irakiens ou
Koweitiens par exemple) sont
en train de voler les oeufs de la République, ils volent donc le
bien être de tous les français !
Le whistleblowing arrive en France (ou plutôt le ratting)
21 août 2005
Le whistleblowing est-il déjà en France, ou est ce le ratting
qui arrive ?
Cet article vient en réponse à la demande d'interview lancée par
une journaliste ayant effectuée la demande au nom du journal libération
en France sur le whistleblowing.
Pour que les choses soient bien claires et comme nous l'avons déjà
écrit dans notre page d'accueil, nous revenons à nouveau sur notre
façon de voir le "whistleblowing"
aux USA, la dénonciation et la délation en France et par la même
occasion sur l'affaire CNIL / Mac Donald.
Le whistleblowing aux USA ne concerne que la dénonciation des
puissants et des riches pas celle des pauvres bougres contrairement
à ce que l’on essaye de faire croire en France.
Le whistleblowing aux USA entraîne souvent la protection officielle
de la personne ayant fait le signalement, ce qui n’est jamais le
cas en France, soit par manque de budget, soit par manque de bonne
volonté, soit par recherche de la protection des corrupteurs eux mêmes,
ce qui est bien là un comble.
Le système qu'essayent d’imposer les sociétés américaines
dans leurs réglementations internes pour leurs employés aux USA et
à l’étranger ressemble beaucoup plus à ce que l’on nomme
"ratting"
aux USA (to "rat"
on somebody) et qui en fait correspond bien plus au mot délation en
France.
C’est ce que nous expliquons dans notre page d’accueil :
il a été fait un amalgame entre délation et dénonciation et
maintenant on tente de faire un amalgame entre délation et
"whistleblowing", alors que ce sont des choses totalement
différentes.
C'est exactement le même amalgame que les sociétés et groupes
américains essayent de faire entre le "ratting" et le
"whistleblowing", et ce, comme d'habitude, pour le plus
grand profit des puissants et autres crapules se considérant au
dessus des lois.
Le "whistleblowing" est à rapprocher de la dénonciation
civique et non pas de la délation.
La délation correspondant bien plus à ce qui s’est passé
pendant la dernière guerre mondiale pour les noirs, tsiganes, les
homosexuels et les juifs déportés, ou à
ce qui se passe en ce moment lorsque certains veulent dénoncer les
manants et autres pauvres bougres qui ne font qu’essayer de
survivre dans un monde voué à l’argent et au puissants.
Bien sûr cet amalgame entre whistleblowing et délations profite directement aux puissants et
autres corrupteurs, comme d’habitude, pour faire passer une sorte
d’interdit sur la dénonciation civique en sous-entendant qu’il
s’agit de délation.
C’est la délation qui est frappée du sceau de l’infamie et non
pas la dénonciation qui elle, est parfaitement civique comme le
"whistleblowing" l’est aux USA.
Tout ceci pour conclure que la décision de la CNIL de refuser à la
franchise américaine Mac Donald cette facilité dans leur règlement
intérieur français est parfaitement justifiée car il ne s'agit
pas de "whistleblowing" mais bien de "ratting"
ou délation dans ce cas précis.
Bien qu’il ne soit pas certain que la décision de la CNIL soit
basée sur les commentaires fait ci-dessus, mais plutôt sur la
volonté de protéger les puissants à l’intérieur des sociétés
françaises (Mac Donald France n'est ici qu'un prétexte utilisé
par la CNIL).
En effet, il n’est pas imaginable en France que la CNIL donne à
des salariés la possibilité légale de dénoncer un cadre
dirigeant, un PDG, un DG ou un actionnaire majoritaire qui
commettrait une malversation quelconque dans sa société au profit
d'une personne, d’un parti politique ou d'entités mafieuses.
Finalement, la CNIL serait-elle capable d’accepter réellement la
dénonciation civique ?
Certainement pas en France actuellement, sachant que les puissants
et les corrupteurs sont très proche du pouvoir et parfois même à
l'intérieur même du pouvoir, or la CNIL s’aligne assez
facilement sur les pouvoirs en place, qu'ils proviennent de la
politique ou des nombreux lobbies français mondialisés ou non.
Pour terminer, nous considérons que si un jour la CNIL ou les sociétés
françaises doivent mettre en place ce genre de dénonciation éthique
et civique, elles doivent être faite de façon nominative pour éviter
les délations mensongères et surtout elle ne doivent pas être gérées
au sein de la société ou de l'administration concernée, car ces
dernières deviendraient ainsi juge et parti quelle que soit la
qualité du comité formé pour recevoir ces alertes de
whistleblowing à la française.
Dernière chose et de loin la plus importante : la personne ayant
dénoncé doit être protégée contre toutes agressions et harcèlements
physiques, moraux, salariaux, administratifs, civiques et autres.
Si cette protection était transgressée de quelque façon que ce
soit, l’entité dénoncée devrait être condamné immédiatement
à des dommages et intérêts au profit de cette personne ; une loi
devrait confirmer cette possibilité en y intégrant des sanctions
énormes sans que la responsabilité de cette entité puisse être
annulée ou reporté sur d'autres responsables.
Ceci devrait concerner bien sûr toutes les sociétés et
entreprises françaises mais aussi toutes les associations ainsi que
toutes les administrations françaises sans aucune restriction.
Messieurs les députés et sénateurs français vous pouvez vous
mettre au travail !
Si votre société ou votre entreprise essaye de mettre en
place un système de whistleblowing, soyez assez aimable pour nous en
informer en nous scannant le règlement intérieur, cela nous
permettra de créer une liste
précise et de vérifier si les conditions nécessaires
de protection sont appliquées ou non (page de garde et page
concernées seront suffisantes).
Bien entendu nous ne divulguons pas nos sources, mais cela vous
le savez déjà !
PS.: pour information, la société Shell France aurait déjà
mis en place une forme de "whistleblowing" interne suite
aux demandes du groupe mondial, et ce, pour être en conformité
avec le "développement durable" réclamé par le groupe
au niveau mondial (vous ne rêvez pas, vous avez bien lu, il s'agit
bien des mots "développement durable"). Nous attendons
donc impatiemment le "scan"
de ce règlement intérieur (à vos scans et ordinateurs pur cette
transmission !).
Pour
la liste des sociétés avec un règlement de délation cliquez ici.
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Morceaux choisis dans les commentaires :
Bonjour,
Pardonnez-moi mon honnêteté intellectuelle et l'éthique historienne, mais le
whistleblowing ne peut pas être récupéré politiquement ni par quiconque.
D'ailleurs vis-à-vis de la loi, c'est une chose qui n'a pas besoin d'être légalisée. Regarder le processus d'Helsinki, la charte de droits de l'homme et la Constitution française et ses 89 articles. Le code pénal français ne peut pas s'opposer au devoir citoyen, notamment lorsqu'on se reporte à
l'article 431 ou 433 (à vérifier car cité de mémoire). seule l'éthique doit être définie et débattue afin de trouver la limite acceptable de cette pratique.
Je pense que ces informations pourraient vous aider par ailleurs. Bonne journée.
F.P.
DENONCIATION.com : Merci infiniment pour votre message, vous avez raison, ceci serait parfait, si les magistrats français respectaient
eux mêmes les lois, leurs propres règles internes ainsi que leur déontologie, mais il y a longtemps que ce n'est plus le cas et comme de plus ils n'ont aucune responsabilité... vous connaissez la suite...
Les nombreux exemples de catastrophes judiciaires de ces dernières
années démontrent s'il en faut la nécessité de renforcer cette possibilité
de whistleblowing tant certains personnages se croient au-dessus des
lois et de plus protégés par leurs relations dans tous les milieux
d'affaires, de la politique ou de la justice.
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