La
monnaie de ta pièce !
Depuis une quinzaine de jours, les
directeurs d'agences et les conseillers
bancaires observent un comportement inédit
de la part des consommateurs.
Face à la fébrilité
des marchés financiers, les particuliers
ont spontanément changé la donne en
modifiant leur rapport à leur argent placé
en banque.
Remboursement des frais de
transfert des entrants, gratuité des frais
d'entrée/sortie pour les assurances vie,
gratuité des services bancaires, actions ou
paquet d'OPCVM offertes, etc. sont autant de
gestes commerciaux qu'il n'est pas rare
d'observer actuellement.
Forts d'une
confiance inédite, on constate un
inversement des rôles avec de plus en plus
de clients qui n'hésitent pas à demander
la rémunération de leur argent laissé en
banque.
Une posture véritablement
historique puisque l'épargnant considère
aujourd'hui qu'il « prête » son argent à
son banquier.
Ce dernier souscrira à ce «
crédit » à la hauteur des taux qu'il
pratique lui-même : 16 % pour du court
terme ( à l'instar d'un crédit à la
consommation) 5,9 % pour un crédit équivalent
à un emprunt immobilier sur le long terme.
A défaut de la négociation d'un taux rémunérateur
satisfaisant, le client opérera une
migration de ses comptes vers un établissement
bancaire plus coopératif.
Ces démarches individuelles trouvent
un appel à la coordination à travers un
mouvement lancé sur le Net le 3 octobre.
On
apprend, de source journalistique, qu'un
communiqué anonyme se répand dans les rédactions
et sur la toile, invitant les consommateurs
à « renégocier systématiquement la
valeur de leur argent déjà placé en
banque ».
Cet appel se dit « inciter à la
responsabilité individuelle face à la
crise boursière et à l'opacité de l'état
financier de nos banques française (…)
L'absolu manque de transparence actuel
laisse d'une part suspecter des fautes
financières aussi sérieuses qu'inavouables
et dénote, d'autre part, du manque absolu
de considération pour l'épargnant que l'on
force aujourd'hui au partage des risques
qu'il n'a pas provoqués. »
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