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En l'absence des primes PAC une exploitation ne
peut pas survivre en France
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Découvrez les commentaires de Michel Denais à Chasseneuil, repreneur des 40 hectares sur
150 hectares du "Domaine Les Maillés"
(ex-propriété de Dominique VIGNAUD) |
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Et quel projet ! Un projet de Michel Denais pour s’approprier 40 ha de l’exploitation
des nouveaux propriétaires du Domaine les Maillés, qui ont été obligés de déposer le bilan 15 mois après leur installation sur le département de
l’Indre à cause d'une rétention de leur PAC par la DDAF de
l'Indre (procès toujours en cours malgré deux victoires au
Tribunal Correctionnel et plusieurs victoires au Tribunal
Administratif - voir
dossier complet). |
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Source et mots clefs de cette page :Sans l’aide, je n’aurais pas investi ! Le plan de modernisation européen des bâtiments d’élevage est passé par le Gaec du Jampez, aux confins de la Brenne et du Boischaut, le groupement agricole de Michel Denais et son fil, Romain, vient de concrétiser son projet, 64.087,92 € d'investissement. L’ancien bâtiment de stabulation où est réalisée la finition de l’engraissement des bovins s’offre une nouvelle jeunesse. Dans cette ferme de Chasseneuil en Berry 260 têtes dont une centaine de mères blonde d’Aquitaine est bichonnée, 15 ha de colza et 25 ha de céréales pour nourrir le bétail complètent la production du domaine. Alors, l’Europe ? « Il est certain que sans cette aide, je n’aurais pas réalisé l’investissement. Quand on a monté le dossier en 2007, les perspectives étaient meilleures. Aujourd’hui j’aurais sans doute été plus réticent. » Et heureusement que l’exploitation bénéficie de 30 000€ d’aides annuelles de la PAC. « Aujourd’hui, si l’agriculture n’a pas ça, il n’y a plus l’agriculture, avec tout ce qu’il y a derrière, en emplois créés et en bouches à nourrir » confie Michel Denais. Il faut bien ça pour compenser la baisse de revenu sur les bêtes et la hausse des charges ! Il n’y a donc pas que l’Europe normative, celle de la course à la surface, celle qui cristallise les colères. Mais la nouvelle PAC inquiète. « Je crains que la nouvelle réforme diminue l’aide à l’élevage », confie Michel Denais qui s’interroge : « Quelles perspectives pour nos jeunes ? » Sébastien Acker
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